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samedi 1 décembre 2012

Celui qui voulait pas lâcher l'affaire.

Comme tout le monde j'imagine (du moins j'espère...) j'ai un pitoyable glorieux tableau de chasse à mon actif.
Quand je regarde en arrière et que je fais la liste des différents ex qui ont eu la chance de croiser ma route (ahaha), je me fais peur (ou je me marre, au choix!) (en fait je me marre plus qu'autre chose).
Comme le disait ma mère: "sur un troupeau de moutons, tu vas systématiquement nous dégoter le seul à 3 pattes!"
Elle n'avait pas tord... Elle aurait même pu rajouter "le seul borgne, édenté ET à 3 pattes"...




Vois-tu, moi quand j'étais plus jeune j'ai un temps voulu être assistante sociale, défendre la veuve et l'orphelin toussa toussa... mais ma mère, qui connait bien le métier m'a fortement découragée à base de "tu seras payée au lance-pierre, confrontée à la misère humaine chaque jour avec trop souvent l'impression d'être les pieds et poings liés et la frustration de ne jamais pouvoir faire grand choses".
Soit, c'est vrai que se battre contre des moulins à vents et faire face à l'immobilisme de sa hiérarchie ça fait pas trop rêver.
J'ai donc réorienté mes ambitions professionnelles vers la psychologie. Toujours avec cette volonté d'aider les autres (appelez-moi Mère Thérésa).




C'est ainsi que, guidée par mes projets futurs et mes rêves de sauver le monde dompter les névroses de mes semblables, j'ai commencé à étudier des (très) près les spécimens les plus gratinés.
Ben oui, quoi de plus formateur et instructif que de se taper examiner les pires cas d'école?
Tu les vois interagir avec le monde qui les entoure, tu touches du doigts leur failles, tu les écoutes pleurer leur mère et t'appeler Papa pendant les ébats.
Bref j'en ai tâté du terrain!



Pour illustrer mes propos, voici juste 3 petits exemple parmi d'autres:

- celui qui a cru qu'il pourrait me taper sur la tronche: 
Je te rassure de suite, il l'a seulement cru! Parce que depuis mon enfance et son beau-père pervers narcissique/boxeur à ses heures perdues,  il est juste impossible que quiconque ne lève ne serait-ce que le petit doigt sur moi!
L'ex en question a donc essayé... 1 fois. Il s'est retrouvé avec un tournevis planté dans le gras de la cuisse.
Il l'a pas vue venir celle-là! Depuis il a une charmante petite cicatrice qui, je suis sûre, le rappelle à mon bon souvenir chaque fois qu'il se déshabille.
Naïve et surtout encore toute jeune que j'étais, j'ai voulu lui accorder une "2nde chance". Tu te doutes bien qu'il a réitéré. Il s'est donc retrouvé éjecté manu-militari de chez moi par mon oncle en calebut (l'ex en calebut, pas mon oncle), ses affaires gentiment mises à sac dans un sac poubelles. NEXT!

-celui qui a cru que j'étais sa mère: 
Bon, là je vais pas étayer plus que ça, je pense qu'on a toutes connues ce genre de spécimen qui te prend pour un mixe entre sa pute, sa boniche et surtout sa chère môman. NEXT!

-celui qui a cru que je faisais hôtel (ou SAMU social):
Je venais d'emménager à Rennes, ça faisait tout juste 2 jours que j'habitais cette chouette nouvelle ville. Je le croise, on sympathise, on va boire un verre (il était juste ca-non ce con!), on passe la journée ensemble... puis la nuit... puis le lendemain.
Au bout de 3 jours de squattage chez moi, il me dit qu'il aimerait bien passer chez son frère pour se changer avant repasser ici. OK, no souci.
2h passent et je le vois débarquer avec 3 énooormes sacs, tu sais le genre de sacs des bidasses là, les trucs gigantesques! Heu... OK oÔ
J'ai juste halluciné, mais j'ai rien dit, j'ai trouvé ça trop gros, c'était pas possible!
Bof, on verra bien m'étais-je dis, il part peut-être en voyage dans quelques jours... (mais bien sûr! Tant d'ingénuité, s'en est presque touchant!).
Bref, on a fini la semaine ensemble (toujours chez moi donc...) et en 5 jours j'avais déjà fait le tour du personnage (à savoir adorable et une patate d'enfer 1/3 du temps, puis va savoir pourquoi, d'un coup d'un seul, le mec il devient invivable, dépressif, limite suicidaire..).
Il a finit par me dire qu'il était bipolaire... Sans dec'?!?!. J'men étais pas aperçu dit donc!
Donc moi qui viens d'emménager depuis une semaine me voilà dotée d'un bipolaire que je connais à peine et  qui s'est imposé chez moi avec TOUTES ses affaires sans rien demander. Bien, bien, bien! oÔ
Je lui ai dit le plus gentiment possible que je ne me voyais pas "vivre en ménage" pour le moment surtout pas avec lui, que j'avais besoin de me recentrer sur moi.
Dire qu'il l'a mal pris serait un euphémisme... il a saccagé dans ma chambre...!
Là, Mère Thérésa ou pas, ma patience ayant déjà été mise à rude épreuve tout au long de cette semaine surréaliste, ça m'a comme qui dirait bien brisé les ovaire! Je l'ai donc aidé à faire ses valises plus vite (en balançant tout par la fenêtre).
Il a fini par partir, non sans avoir au préalable pissé sur mon paillasson et gravé "grosse pute" sur mon boîte aux lettres.
Charmant!



Mais tout ça ce n'est rien comparé à celui qui ne voulait pas lâcher l'affaire!

Nous l'appellerons Robert Glue, RG pour les intimes.
J'ai rencontré RG à une période très difficile de ma vie.
Pour la faire courte, j'avais tout juste 18 ans, nous venions, ma mère, mes 2 petits frères, ma soeur et moi de quitter notre vie en 2 jours suite à la rupture entre ma mère et  leur père (mon charmant beau-père donc...) après qu'elle ait découvert qu'il la trompait.
A l'époque nous vivions au Maroc depuis 2 ans, et en 48h nous avons tout quitté pour venir nous réfugier chez mes grands-parents maternels en Bretagne.
Autant te dire que nous étions tous au plus bas et que c'était pas vraiment la grosse teuf...
J'allais très mal, j'ai rencontré RG et me suis attachée à lui comme à une bouée de sauvetage.
Nous sommes restés un peu moins de 3 ans ensemble: sur ces 3 ans je l'ai aimé passionnément... les 18 premiers mois.
Les mois suivants se sont déroulés de la façon suivante: 6 mois à me rendre compte que je ne l'aimais plus puis 10 à essayer de le quitter (enfin plus précisément, 10 mois à essayer de le faire partir de chez moi).
Ca a duré si longtemps parce que j'avais encore de l'affection pour lui et donc ni la force, ni le courage de le foutre à la porte. Il a parfaitement su en jouer et profiter de la situation durant toute cette période (à base de victimisation, de chantage au suicide et j'en passe).
Puis un jour, alors que je me rend chez une amie, v'là ti pas que je m'aperçois qu'il me suit, en mode furtif/espionnage (genre il se prenait pour 007... Il ressemblait juste à Inspecteur Gadget, même classe, même discrétion!).
Ce jour là il m'a rendu malgré lui une fière chandelle: ça été la goutte d'eau, LE déclic qui m'a donné la force d'en finir définitivement.
Le soir même je lui préparais ses affaires et le renvoyais chez son père.
Tu penses bien qu'il a essayé de m'amadouer, moi la grosse méchante sans coeur, en essayant encore et toujours de jouer la carte du suicide...
Il a fait mine de sauter par la fenêtre en pensant que je ferai tout pour le retenir (mon pauvre ami!)... Sauf que nous vivions au 2ième étage et que la pelouse aurait amortie sa lamentable chute... Donc au pire il se serait pété une cheville!
Pour le suicide tu repasseras!
(nan mais quel branquignol j'te jure!)
J'ai trouvé ça tellement pitoyable que ça m'a fait rire... Bizarrement pas lui!
Il a donc voulu retenter sa chance en menaçant cette fois de se trancher les veines...
Heu OK... Sauf que, le cordon bleu que je suis n'a pour couteaux de cuisine que de simples petits à dents, tu sais ceux qu'on avait quand on était à la cantine... Au mieux il aurait réussi à s'écorcher un ridicule petit morceau de peau...
(même joueur, joue encore!)
Je te passe les autres manoeuvres lamentables qu'il s'est abaissé à faire pour que je revienne sur ma décision. Ca n'a servi à rien!



La rupture date maintenant de quasi 7 ans.
Les premiers temps il m'a harcelée en me sortant des trucs tous plus grotesques et désespérés les uns que les autres genre:
-"de toutes façons je sais que tu t'es trompée", (effectivement, je me suis trompée mais c'était y'a 3 ans...)
-"tu reviendras vers moi en rampant", (oh oui, prépares la cravache!)
-"nous sommes faits pour vivre ensemble", (non, toi tu es fais pour vivre avec une camisole)
-"tu es la mère de mes enfants", (les enfants que tu n'as pas c'est ça?)
-" j'attendrai 5, 10 ans s'il le faut mais nous finirons nous jours ensemble!" (d'ac, par contre si tu pouvais éviter de me faire chier pendant ces 10 ans j'en serais fort aise!).



Je pensais, naïvement que ça lui passerait... Que nenni!
Les années se sont écoulées mais il a continué à faire une fixette sur moi, le temps n'y changeant rien, bien au contraire.




Après de (très) courtes relations avec les spécimens mentionnés plus haut, j'ai rencontré le père de mes enfants.
RG, qui n'avait plus aucun moyen de me joindre à réussi à obtenir mon nouveau numéro de téléphone, une charmante personne bien attentionnée (!) lui ayant refilé.
Les 4 années durant lesquelles je suis restée avec le père de mes enfants ont été jalonnées de charmants messages de RG à base de
-"mais qu'est ce qu'il a de plus que moi?!", (on va pas faire la liste hein, mais une dignité déjà...)
-"je suis sûr qu'il ne te rend pas heureuse comme je pourrai le faire", (non, c'est pour ça que j'attend son enfant)
-"avoues que tu n'as jamais aimé personne autant que moi et que ce mec n'est rien comparé à moi" (toutafé c'est pour ça que j'attends son 2ièm enfant!)
"si je le recontre un jour je le butte"  (bon là, les mots me manquent...)
et le must:
-"ça devrait être moi le père de tes enfants!" (ah ben écoutes, c'est chouette que tu en parles, je souhaitais justement les faire adopter!)




Puis...
Récemment tu l'auras compris, j'ai quitté le papa de mes Gerffons et ai déménagé pour me rapprocher de ma famille.
Me demandes pas comment (certainement encore l'oeuvre de quelqu'un de bien intentionné...) mais RG a appris que j'étais revenue dans la région et surtout, que j'étais à nouveau célibataire.
Depuis il me harcèle de messages tous plus flippants les uns que les autres:
-"laisse moi revenir dans ta vie, je m'occuperai mieux de tes enfants que leur propre père", (mais au secours!!!)
-"t'as bien fait de le quitter, c'était qu'un gros connard! (je précise qu'il ne l'a JAMAIS vu hein!),
-"avoues que tu l'as quitté parce que tu t'es rendu compte que je suis l'homme de ta vie", (toutafé bis)
-"tu veux pas te l'avouer mais je sais que tu m'aimes toujours", (voilà, ça doit être ça, je me voile la face!)
-"de toutes façons, je sais que tu reviendras vers moi et que je serai le père de tes prochains enfants. (blurp)


Effrayant non?!
Le tout accompagné de mots doux où il m'appelle par les sobriquets les plus mièvres du monde.
Il me répugne, me dégoûte mais surtout, surtout, ça ne me fait plus rire, DU TOUT!
Si le papa des Greffons et moi nous marrions bien à lire ses messages tous plus pathétiques les uns que les autres, maintenant que je suis seule, isolée et potentiellement vulnérable, le fait que RG mêle mes enfants à ses délires de psychopathe me fout dans une colère monstre!
Il pouvait divaguer tant qu'il le voulait en s'imaginant une vie avec moi mais là, s'approprier mes enfants, me dire qu'il sera là pour les élever mieux que leur propre père et qu'il leur fera des petits frères et soeurs, non seulement ça me donne envie de gerber (mais vraiment, au sens propre du terme, ses messages mes donnent la nausée!) mais en plus ça me donne envie de lui arracher les couilles, les yeux, les bras et les doigts avec une pince monseigneur!

En presque 7 ans (putain mais 7 ANS quoi!) j'ai tout essayé pour qu'il arrête sa fixette et qu'il passe à autre chose: l'indifférence, la compréhension, la gentillesse, la compassion, la fermeté, la méchanceté, TOUT mais rien ne fonctionne...
Pire, plus je suis odieuse, blessante, méchante et humiliante avec lui, plus il revient à la charge...

Alors, des idées? Parce que là, ça va trop loin et clairement, il me pousse à bout!


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